Visitez le nouveau site!

Bon, voilà, il est temps de vous le dire.

Nous voulions un site sans publicité, qui nous appartienne, pas parfait mais vraiment géré par nous.

Nous voulions refaire de la radio et en même temps donner un site à l’association.

C’est fait.

C’est encore en rodage et ça prendra encore des jours, des semaines, le temps qu’il faudra pour que ça nous convienne… ou pas. Mais c’est « chez »nous. Serveurs-en-France-greenwashing-pas-de-pub-tout-ça.

La redirection de propagando.fr n’est pas encore active à ce jour mais ça ne devrait plus tarder. Ce site, lui , continuera de fonctionner jusqu’à ce que qu’il soit désactivé, un jour par on ne sait qui…

D’ors et déjà, sachez que la suite des articles est publiée sur www.apsala.org/propagando

Pour ceux et celles qui attendent, sachez que la série sur le méta-modèles est finie et sera publiée dans son intégralité d’ici le 5 mai… Un nouvel article est déjà en ligne 😉

Merci de votre fidélité, de votre soutien, de votre présence qui donne du sens à ce que nous faisons.

Bonne lecture et à très vite sur les sites d’apsala.org

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Algodystrophie de la vision du monde.

Bonjour! Il y a bien peu de temps pour remplir le blog en ce moment…

Mais vous pouvez continuer de vous cultiver en lisant cet article… Il aborde ce dont on parle un peu en fin de conférence. Il explique plutôt bien l’idée de la bulle de filtre construite par les algorithmes des géants du web, qui empêchent volontairement de vous exposer aux aspérités et diversités du monde. Ce faisant, c’est donc eux qui décident avant vous ce qui va vous intéresser…Souvent avec succès.

Bonne lecture

http://internetactu.blog.lemonde.fr/2015/03/20/demain-comment-saurons-nous-comment-on-nous-manipule/#xtor=RSS-3208

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[Bande annonce] Guignol et le piano en bois d’arbre

La voici enfin! Merci de la faire tourner abondamment en la partageant avec tous les réseaux possibles!

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[Méta-modèle] Présuppositions

Les formes

Les présuppositions, sont des mots ou des tournures de phrases qui sous entendent l’acceptation préalable d’une ou plusieurs autres idées. Si vous acceptez l’expression comme telle, vous accepterez probablement le présupposé et agirez en conséquence.

Dans sa version complexe la présupposition saute par dessus une autre étape complète du discours.

Pas plus tard que cet après-midi, un membre de l’association s’est trouvé au téléphone (depuis un poste qui n’est pas son téléphone personnel) avec une entreprise privée de prestation sociale. Il s’est entendu dire sur la fin de l’entretien : « Pourriez-vous me confirmer votre numéro de téléphone? »  Le numéro est donné, rapidement. Trop rapidement pour l’interlocuteur qui lui dit « Attendez, je n’ai pas la fin. » Notre sympathique membre comprend alors que l’opérateur a utilisé le mot « confirmer » alors qu’il n’avait absolument pas le numéro. On donne plus facilement son numéro à quelqu’un dont on présuppose qu’il l’a déjà. Surtout si cette présupposition est clairement suggérée. Après question de clarification, (« Pourquoi voulez-vous mon numéro? » « Pour que nous puissions vous joindre et vous faire profiter d’offres, etc, etc… ») il ne lui donnera pas.

A l’inverse, on peut vivre des présuppositions de la suite de l’échange. Ainsi « Avez-vous l’heure? » ou « Avez-vous un euro? » n’est plus une question qui vise à savoir si vous êtes en possession d’une montre ou d’un pièce. Si vous répondez « oui », c’est aussi un acquiescement à la question qui aurait pu être la suivante : Pourriez vous me la (ou le) donner?

Toutes les présuppositions ne font pas des conjectures si complexes. Parfois, présupposer consiste à simplement utiliser un mot qui résume ce qui pourrait être développé. Mais, de par sa brièveté, une présupposition simple peut, paradoxalement, être particulièrement difficile à voir passer.

« L’Europe est au service de quelques uns. » est une phrase qui change tout à fait de sens en fonction de qui la prononce mais qui a l’intérêt de laisser tout un chacun remplacer ce « quelques uns » par son bouc émissaire favori. Pour l’anecdote, cette phrase vient d’un discours de Marine Le Pen. Qui sont présupposés, pour elle, dans ces « quelques uns« ? Qui seraient-ils si cette phrase avaient été prononcée par Dieudonné? Par Jean-Luc Mélenchon? Par François Bayrou? (Ne l’ont ils pas déjà prononcé d’ailleurs?) Et par vous..?

Le questionnement

Dans le cas d’une présupposition complexe, on aura avantage à mettre le doigt sur l’étape de la discussion passée sous silence. On peut donner ce coup de projecteur soi-même ou pousser l’autre à se révéler. « Je ne pense pas vous avoir déjà donné mon numéro. »/ »Quel numéro de téléphone avez-vous? » ou encore « J’ai effectivement un euro. » / « Rares sont les gens qui n’ont pas un euro sur eux. Que me demandez-vous réellement? »

Pour une présupposition simple, il faut aller à la pêche à la précision et à l’explicitation du mot: « Vous dites qu’il faut faire « quelquechose » contre la Finance, c’est à dire quoi selon vous? ». « Quelques uns, c’est à dire qui, pour vous? » Attention cependant, face une personne douée dans « l’art de la fugue »… Un seul recadrage ne suffira probablement pas car la réponse sera aussi souvent une violation du méta-modèle. Voir un flot, des fois que votre question ne soit qu’un coup de chance… « Et bien, vous le savez! Tous ces profiteurs! Ces gens qui se fichent complètement des honnêtes citoyens. »   Le moins qu’on puisse dire c’est que nous n’en avons pas terminé avec ça…

Publié dans Consommation, Gouvernants, Méta-modèle, Rhétorique et langue de bois | Laisser un commentaire

[Méta-modèle]

Le méta-modèle est un modèle de langage qui ne ferait appel à aucune approximation, sous-entendu ou interprétation. Autant dire un mode d’expression impossible à tenir au quotidien… Par commodité, pour aller plus vite, parce que certaines choses ont déjà été établies, nous faisons chaque jour un grand nombre de ce que nous pourrions appeler des « arrondis de langage ». Ce que l’on appelle des violations du méta modèle. Et ce sont elles qui vont nous intéresser.

Déjà parce qu’elles vont nous aider à mieux comprendre ce que c’est que cette étrange méta modèle qui n’existe pas…

On distingue quatre grands types de violations, chacun ayant des sous-types.

-Les présuppositions.

-Les généralisations.

-Les omissions.

-Les distorsions.

À ce stade, un exemple sera le bienvenu.

Dans notre système représentatif, les élus et aspirants élus doivent leur légitimité au fait qu’ils sont censés porter la parole de leurs administré-e-s. Vous avez donc forcément déjà entendu des phrases du type « M.le Président, les Français n’en peuvent plus ! », « Je connais bien les Français. » Ou encore « Que veulent-ils les Français ? Je vais vous le dire… » Dans chacun de ces exemples la proposition « les français » constitue une généralisation, une violation qui consiste à prendre le tout pour une partie. La personne qui parle ne connait certainement pas TOUS les Français et probablement certaines catégories plus que d’autres.

(Un autre exemple, une présupposition cette fois, vous est donnée à la fin de cet article.)

L’intérêt principal de connaître les types de violation du méta modèle est que ces violations sont les zones d’ombre d’un discours quel qu’il soit (y compris celui-ci ! 🙂 ) en se focalisant dessus on peut les interroger. Le questionnement adapté permettra d’aller à la pêche aux informations précises. Aller à la recherche de l’implicite caché derrière l’explicite qui, souvent, est conçu pour mettre tout le monde d’accord…Tout ce qui nous intéresse au plus haut point ici…. (Absolument TOUT ce qui nous intéresse ??? 😉

D’où la série d’articles qui suivent et qui auront [Méta-modèle] dans leurs titres…

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Ce qu’ils ne veulent pas qu’on sache au sujet de Charlie Hebdo

Après les attentats de début janvier, les hypothèses « alternatives » vont bon train. Elles sont souvent centrées sur les vidéos tournées. Et plutôt que de contacter les personnes qui ont tourné ces vidéos, les « journalistes » à l’esprit « critique » aiguisé ont préféré tirer des conclusions compliquées…

Je suggère donc la lecture de ce droit de réponse que s’est octroyé le principal « vrai » journaliste mis en cause par ces tenants de l’hypothèse complotiste.

Une qualité de vidéo rendue médiocre par la compression lors de l’envoi email (Et pas par les habiles mais si racoleurs informaticiens truqueurs d’image des services secrets.). Un changement de planning du service de maintenance expliquant les incohérences au sujet de ce que les personnes interviewées ont dit de la personne tuée à l’accueil. 2 personnes qui filment et pas une seule, ce qui explique pourquoi le « cameraman » est visible sur certains montages.

La questions, amis (car vous êtes probablement de futurs participants à nos stages 🙂 ) complotistes, c’est : Qui donc a intérêt à répandre les hypothèses que vous défendez en toute bonne foi ?

Réponse des formateurs en autodéfense intellectuelle : « Cette question contient une présupposition : Qui vous dit que qui que ce soit a un tel intérêt et qu’il agisse intentionnellement dans ce sens ? »

Pour aller plus loin :

-Article sur le Rasoir d’Ockham.

-Le dossier complet sur Hoaxbuster

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« On devrait traiter la Silicon Valley avec la même suspicion que Wall Street »

Voici un entretien qui mérite amplement d’être lu en entier. Il s’agit d’une rencontre avec l’universitaire Evgeny Morozov. C’est un point de vue qui complète tout à fait le paragraphe de la conférence au sujet du Big Data.

Impossible de tout résumer ici, d’autant que sa pensée est déjà exprimée de manière très concentrée et limpide.

Quelques citations toutefois…

« Le solutionnisme, c’est la tendance qu’ont certains acteurs, spécifiquement les entrepreneurs et les entreprises de la Silicon Valley, à prétendre qu’ils savent comment résoudre de grands problèmes politiques et sociétaux. « 
« La vision classique de la politique, où on débat du bien commun et de la manière de l’atteindre, est remplacée par une réponse standard qui est : le problème vient de l’individu. »
« comment les gouvernement vont-il gérer la pression qui va s’exercer pour qu’ils privatisent les données de leurs propres citoyens ? […] cela arrive déjà un peu en Grande-Bretagne où le gouvernement vend des données médicales. C’est la nouvelle frontière de la privatisation. »
« Nous sommes dans une nouvelle forme de capitalisme, où l’on paie des biens et des services avec nos données, qui sont ensuite vendues contre de la publicité. « 
« Il est absurde que la Silicon Valley se félicite d’avoir des milliers de critiques pour un livre sur Amazon au lieu d’une seule dans la New York Review of Books. Ce sont deux choses différentes. »
Un entretien à lire, relire et relire encore tant chaque question touche un point sensible et pertinent.
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Le rasoir d’Ockham ou principe de parcimonie.

Dans le précédent billet, nous disions que « Il n’est pas besoin d’imaginer que quiconque organise ou laisse organiser des attentats POUR dérouler des programmes économiques ou législatifs. »

Voilà l’occasion de parler du « rasoir d’Ockham. »

« Rasoir d’Ockham », que voici un nom facile à retenir, marketing pourrait-on presque dire pour désigner le principe de parcimonie des hypothèses. Il dit, en somme, qu’il ne faut pas multiplier les explications si ce n’est pas absolument nécessaire, que si des hypothèses déjà vérifiées suffisent à expliquer quelques choses, on évitera d’en rajouter.

Notez que le rasoir d’Ockham permet d’éliminer raisonnablement des possibilités. Il n’indique pas ce qui est vrai de ce qui est faux. Il ne pousse pas non plus à privilégier le plus « simple » à comprendre, mais le plus prouvé. (Un dieu est une hypothèse simple, au fond… Mais pas la plus prouvée par des expérience reproductibles dans des contextes rigoureux.)

Ainsi, les hypothèses de complot (qu’on évitera d’appeler théories, puisqu’une théorie c’est ce qui est considéré vrai jusqu’à ce qu’on l’affine par la démonstration.) sont généralement éliminées par le rasoir d’Ockham. Ce qui ne veut pas dire que les complots n’existent jamais. Juste que, dans le cadre d’une vérification et d’un budget temps à tenir, ce n’est pas l’hypothèse à tester en premier. Dans le cas de la stratégie du choc, dont il était question précédemment, nous donc reprendrons exactement la phrase « Il n’est pas besoin d’imaginer que quiconque organise ou laisse organiser des attentats POUR dérouler des programmes économiques ou législatifs. » Ce n’est pas impossible, juste improbable. La question suivante serait : Avez vous le temps, l’envie et, objectivement, la possibilité d’obtenir des informations rigoureuses, sourcées et vérifiables pour aller plus loin? Et là, c’est une autre affaire…

Pour aller plus loin :

-Sur le Blog : L’analogie de la Théière de Bertrand Russell.

-Wikipedia : Rasoir d’Ockham

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La stratégie du choc.

La stratégie du choc est un fonctionnement relevé et développé par Naomi Klein dans le livre éponyme. L’idée en est simple. S’appuyant sur l’opportunité qu’après un choc émotionnel, les humains se recadrent, les gouvernants profitent généralement d’évènements choquants pour faire passer des lois impopulaires. Les cas  sur lesquels elle attire l’attention sont les situations où Milton Friedman et ses disciplines ont profité de coups d’états, d’attentats et de diverses catastrophes naturelles pour libéraliser les économies de plusieurs pays.

En ces jours où « Nous sommes tous Charlie. », et à l’aune de la connaissance de cette stratégie, il peut paraitre utile d’avoir un oeil sur les lois passant en urgence et les mesures prises « au nom de… »

Mise à jour du 07/02/2015 : Citation qui illustre très bien notre propos  « Je suis tout à fait convaincu que d’abord que le moment d’unité nationale autour de ce qui s’est passé peut avoir des prolongements dans le vote de ce texte [La loi Macron] parce que d’abord les prémices étaient déjà là dans une sorte de consensus sur la nécessité de libéraliser l’économie et le fait que la réponse, une réponse, une part de la réponse, soit dans la mise en adéquation de paramètres économiques pour donner de l’élan et de la croissance économique à notre pays, que ça fait partie de la consolidation de la Nation, et de la réponse à ce terreau qui est propice au développement du fondamentalisme (Leonidas Kalogeropoulos, président du cabinet de lobbying Médiation et Arguments et vice-président de Ethic (« Entreprises de Taille Humaine Indépendante et de Croissance »( ça ne s’invente pas…), relevée par La Decroissance sur BFM Business, le 12 janvier dernier… )

Et, à toute fin utile, rappelons qu’il n’est pas besoin d’imaginer que quiconque organise ou laisse organiser des attentats POUR dérouler des programmes économiques ou législatifs. En revanche, penser qu’on puisse se garder sous le coude une ou 2 réformes pour un moment qu’on estime plus propice, voilà qui est crédible. N’inversons pas les choses.

Pour compléter, lire : « La Stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre. » aux éditions Actes Sud (titre original : The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism)

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Petite évolution de ligne éditoriale du blog Propagando

Bonjour, bonjour!

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, des choses sont en train de se passer de notre côté…Il y a des idées dans les cartons qui demandent à sortir, de la conférence en voie de programmation tout les mois, bref, du changement. Représentant une part de ces choses en équilibre qui bougent, ce blog risque lui aussi de subir quelques changements.  Explications…

Une des préoccupations, c’est de faire de ce blog un véritable complément de la conférence gesticulée. Il parait donc important d’y conserver à la fois le ton et l’accessibilité mais d’en augmenter à la fois la précision du fond et la rigueur des explications. Afin que ce puisse être, en soi, un vrai outil d’auto-formation sur la manipulation.

La seconde c’est de séparer plus encore ESPRIT critique d’HUMEUR critique. En conséquence, devenir un peu plus technique, explicatif et publier ailleurs, sous forme éditoriale, les textes relevant plus d’un avis personnel. Pour éviter, de petites dérives que nous ne verrions plus en humeur émotionnées, de se retrouver un jour dans ce genre de liste (fort utiles néanmoins!)

Au total, une tentative d’aller vers des textes un peu plus denses sur le fond et la forme mais toujours attrayants et ancrés dans les exemples quotidiens.

Il y a du défi dans l’air!

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Liberté d’expression VS Libre commerce : 0-1. Shops must go on.

Nous observons les premières conséquence de la privatisation des espaces de socialisation (Anciennement connus sous le nom d’espaces publics, vous savez, les places, les rues, les parcs, tout ça, là où les gens se rencontrent…)

A Bloomington, Minneapolis, de procureur poursuit les organisateurs d’une manifestation qui avait réuni 3000 personnes dans un centre commercial pour protester contre l’assassinat d’un jeune noir par un policier.

Ladite manifestation avait occasionné une fermeture de 2h des magasins. Les organisateurs sont donc poursuivis à ce titre et il a été requis contre eux le remboursement du manque à gagner des magasins de la galerie marchande.

Le pire c’est qu’on aurait tendance à trouver ça normal maintenant…

Alors que tout comme, avec le service minimum, « lorsqu’il y a une grêve plus personne ne s’en aperçoit » (dixit N.Sarkozy.), on sera désormais libre de s’exprimer là où il n’y a personne pour entendre ou bien à payer des dommages et intérêts… Mais bien sûr, ce n’est pas votre prise de parole qu’on sanctionne, c’est la manière de la prendre… Shops must go on…

 

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De l’usage de la théière en politique…

J’aime bien cet extrait d’article de Bertrand Russell. (Dont la version complète nous est aimablement fourni par le CORTECS, ici.)

 Many orthodox people speak as though it were the business of sceptics to disprove received dogmas rather than of dogmatists to prove them. This is, of course, a mistake. If I were to suggest that between the Earth and Mars there is a china teapot revolving about the sun in an elliptical orbit, nobody would be able to disprove my assertion provided I were careful to add that the teapot is too small to be revealed even by our most powerful telescopes. But if I were to go on to say that, since my assertion cannot be disproved, it is intolerable presumption on the part of human reason to doubt it, I should rightly be thought to be talking nonsense. If, however, the existence of such a teapot were affirmed in ancient books, taught as the sacred truth every Sunday, and instilled into the minds of children at school, hesitation to believe in its existence would become a mark of eccentricity and entitle the doubter to the attentions of the psychiatrist in an enlightened age or of the Inquisitor in an earlier time.

Selon ma propre traduction (que je livre à votre indulgence, merci…)  cela donne à peu près cela :

« De nombreux orthodoxes [religieux] se comportent comme si c’était l’affaire des sceptiques de réfuter les dogmes plutôt qu’aux dogmatiques de les prouver. C’est, évidemment, une erreur. Si je suggérais qu’entre la Terre et Mars, il y a une théière en porcelaine tournant autour du Soleil selon une orbite elliptique, personne ne pourrait le réfuter, dès lors que j’ai pris la précaution d’ajouter que la théière est trop petite pour être observée, même par nos plus puissants télescopes. Mais si je continuais en disant que, puisque mon affirmation ne peut être réfutée, il est intolérable pour la raison humaine d’en douter, on pourrait à juste titre penser que ce que je dis est absurde. Cependant, si l’existence de la théière était relatée dans des textes anciens, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et instillée dans l’esprit des enfants à l’école, alors hésiter à croire en son existence deviendrait une marque d’excentricité et destinerait l’hésitant à l’attention des psychiatres, à une époque éclairée, ou à l’Inquisition en des temps plus ancients. »

Comme on l’aura compris, il s’agit initialement de déboulonner Dieu et ses filiales. Mais cette analogie de la théière me parait intéressante à un autre titre. Elle peut être appliquée à bons nombres d’idées politiques et de courants de pensées dominants où l’affirmation et le matraquage constant viennent remplacer l’argumentation… Je pense en particulier à certaines stratégies économiques.

Cela me fait penser à cette tribune d’un politicien suisse (Fathi Derder, plutôt centre droite dans mon souvenir) qui décrivait ses homologues français avec un brin de défiance en rapportant une anecdote. Au cours d’une discussion avec des sénateurs, il s’était trouvé en désaccord avec eux. Après avoir recadré le propos, le suisse s’était vu redire la même chose que précédemment sans une once d’argumentation ou de contre argumentation supplémentaire tout au plus de la paraphrase. Il en était arrivé à la conclusion que « Pour un politicien français, quand on n’est pas d’accord avec lui, c’est qu’on a pas compris ce qu’il dit. » ( Fathi Derder a le sens de la formule…)

D’ailleurs, en qui concerne aussi les politicien-ne-s, comme les orthodoxes que pointe Russell, il-le-s semblent exactement agir comme si c’était aux journalistes et aux citoyen-ne-s d’être mieux informé-e-s qu’eux-lles pour être en possibilité de démentir en permanence leurs approximations affirmées avec aplomb. Sinon comment expliquer le fleurissement des services de vérification des faits et autres site de critiques des media..?

Bref, buvez de la tisane mais ne buvez pas la tasse…

Publié dans Biais de raisonnement, Gouvernants, Paralogisme, Religion, Rhétorique et langue de bois | Laisser un commentaire

Les différences entre le porno et le sexe réel : Suite!

Un des articles de ce blog qui a le plus de succès est celui-ci : https://propag.wordpress.com/2013/08/09/les-differences-entre-le-porno-et-le-sexe-reel/

C’est un article où je tâche à mon petit niveau et à l’aide d’une petite vidéo très bien réalisée par quelqu’un d’autre, de faire du démontage de  porno… Il est consulté 2 à 3 fois par jour.

Et voici qu’aujourd’hui, à l’aune de l’actualité ciné, surgit sur internet un extrait de film qui vient très bien en complément… Je vous le livre et vous laisse tirer vos conclusions.

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Bonne année!

Ah, les fêtes de fin d’année… Que ce soit en famille ou entre amis, on se retrouve à côtoyer de manière obligée des gens dont on a pas l’habitude et dont les idées sont différentes.

Peut-être avez-vous côtoyé des managers ? Oh, des gens forts sympathiques au demeurant. Souriants, prévenants, travaillant beaucoup, dans une multinationale qui est du genre à posséder tout un tas de marques qui n’ont rien à voir les unes avec les autres mais dont vous connaissez certaines, sans savoir qu’elles appartenaient toutes au même groupe. (Même celle de produits super bio!!! Fichtre!)  Des gens lucides et pragmatiques. Des gens qui auront dit que les lois en France ne sont pas faciles à vivre pour les entreprises, qu’il faut faire confiance aux gens et à leur sens des responsabilités. On a un sens moral qui protège des abus.

Sympathiques et qui permettent de s’ouvrir un peu à la mentalité de ceux que l’on considérera, peut-être par ici, comme adverses.

Pourquoi « adverses » alors s’ils sont si sympathiques ?

Parce qu’ils auront aussi pu affirmer sans ciller qu’on a raison de délocaliser et de virer tout le monde puisque c’est autorisé. D’autant que les normes environnementales en Chine posent un peu moins de souci en ce qui concerne les déchets de production…

Pourquoi les personnes qui prônent la suppression des lois au profit de la moralité  sont les premiers à s’appuyer sur ce qui est autorisé ou pas pour justifier des choses immorales ?

En vous souhaitant une année de découverte de l’autre dans sa diversité de pensée, d’étonnement et de calme tout en détermination à faire changer ce que vous pouvez, nous vous souhaitons bonne lecture.

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La page Président, à visiter de temps en temps…

De temps en temps, la page Président de Brain Magazine recèle des pépites… Je recommande particulièrement les publications signées J. Bordat

– Un article sur la moisissure rhétorique de l’appel à la peur avec un cas concret : Marine Le Pen et la Torture. Avantageux, cet article clôt le moindre débat qui pourrait éclore. Il y en a quand même eu un? Mais pourquoi?

-Le temps d’antenne des classes ouvrières sur France Inter : 1,8%. Merci Fakir pour l’info.

-La richesse se concentre encore aux USA… 32000 personne possèdent 11% des sous de tout le pays…

Traduction des éléments de langage Fillionistes VS Sarkozy. Fleurets pas vraiment mouchetés…

-Dégommer l’hyperbole d’un politicien qui se victimise.

-Hypebole encore… Seisme, coup de tonnerre, pluie de grenouille. Comment parler d’un score du FN après les élections? Une classification bien commode.

-En image, l’utilité très relative des sondages à J – 3…ans.

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Le guide de la consommation alternative et locale 74 est paru!

Des articles de ma production sont dans le guide de conso alternative et locale de Haute-Savoie !!! Procurez-le vous sans tarder, c’est une mine d’informations!

L’idée ? Pouvoir se permettre de consommer bio, local, de saison, équitable, auprès de structures relevant de l’Économie Sociale et Solidaire… Que ce soit pour s’habiller, se déplacer, se nourrir, se divertir… tout en ne roulant pas sur l’or, des solutions de consommation alternative et locale existent en Haute-Savoie et Genève.

© …Et Faits Planète – Septembre 2014 – 99 pages – 4,50 €

Disponible auprès de moi!

Pour connaître d’autres points de vente près de chez vous : …Et Faits Planète
06 82 16 51 93 – contact@etfaitsplanete.org – www.etfaitsplanete.org

Couverture
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Instant humour du service d’information du Centre Patronal suisse.

Le Centre Patronal suisse nous gratifie d’un moment drôle et cocasse en produisant une campagne, site internet à l’appui. Intitulé sobrement  WARUM WACHSEN (à lire à voix haute Varoum Vache Zen.), il tâche de nous instruire sur l’in-dis-pen-sa-bilité de la croissance. Je vous en laisse maintenant la lecture critique, consternée ou amusée selon votre humeur du moment… J’ai néanmoins émaillé la chose de petit commentaires personnels (bleus entre parenthèse), excusez-moi d’avance…

Plaidoyer pour la croissance

La croissance à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Commençons par une concession aux opposants…), mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Suivons pas une énormité…) Dans un pays dont la prospérité offre le luxe de critiquer la croissance (Salaud de moitiés riches!), il n’est pas inutile de rappeler à tous les citoyens quelques éléments de réflexion propres à guider certains choix politiques. (On va te dire ce qu’il faut penser, c’est plus pratique.)

Sensibiliser les citoyens à la nécessité de la croissance

Pourquoi faut-il de la croissance? La réponse apparaît sans doute évidente aux yeux de certains; pour d’autres, cette question ouvre la porte à une remise en cause de notre modèle économique actuel. Il faut savoir gré à economiesuisse d’avoir lancé cet été une réflexion sur ce thème, à travers une publication doublée d’un site internet (www.croissance-pourquoi.ch). (Envoi de fleurs entre amis. Asinus asinum fricat.)Il s’agit d’une opération de sensibilisation du grand public (= Propagande) , articulée autour de quelques exemples, et non d’un travail académique destiné à convaincre tel ou tel économiste déjà convaincu. (Des cas isolés mais rien de valable au regard des standards d’étude, ça promet…) Mais attirer l’attention des citoyens sur l’importance de la croissance économique n’est pas une vaine préoccupation dans la mesure où ce thème revient de plus en plus fréquemment dans les questions politiques sur lesquelles nous avons à nous prononcer. (ça sent le roussi?) Dans un contexte où la croissance fait peur à certains, il n’est pas inutile de rappeler (marteler) qu’elle est malgré tout un élément essentiel et indispensable de notre existence.(Si tu le dis… Un argument qui prouve ça?)

Il ne s’agit pas de défendre une conception idéologique (« L’idéologie c’est mal, d’ailleurs, ce que je dis va bien au dela, d’ailleurs, c’est même la VERITE! ») qui considérerait la croissance comme un but en soi, en oubliant quel est son rôle (Voir tout en bas de cette page…) Nous avons tous en tête des exemples caricaturaux – hélas parfois réels – de sociétés réagissant de manière brutale, voire absurde, afin d’obtenir dans leurs comptes annuels un chiffre de croissance correspondant à des objectifs fixés de manière plus ou moins réaliste. (Ah, ces méchants conseils d’administration…) Ces exemples extrêmes semblent apporter de l’eau au moulin de ceux qui, souvent de manière tout aussi idéologique, contestent la nécessité de la croissance. (Moi, je ne suis pas idéologique mais vous par contre…) Mais ce n’est pas de cela que nous parlons lorsque nous revendiquons une croissance régulière de notre économie. (Non, vraiment pas.)

Croissance individuelle, croissance collective

Il faut distinguer entre la croissance individuelle d’une entreprise ou d’une situation privée et la croissance d’une collectivité et de son économie. (La croissance d’un champ de blé n’a rien à voir avec la croissance de chacun des brins. C’est la magie de Noel!) A titre individuel, on a le droit de se satisfaire d’une situation stable si l’on estime qu’elle suffit à couvrir ses propres besoins, tout au moins provisoirement, sinon durablement. Ce peut être le résultat d’une incapacité à se développer, ou alors un choix délibéré visant par exemple à améliorer sa qualité de vie d’une autre manière ou à éviter un stress jugé inutile. (Concession aux opposants, encore. C’est quand même eux qu’il faut dégonfler…) De même que certaines personnes peuvent choisir de vivre sans augmenter leur revenu (Si tu n’augmente pas ton revenu, c’est un choix. Pauvre, c’est une vocation…), certaines entreprises peuvent décider de se maintenir avec un volume d’affaire à peu près constant – en sachant toutefois que la stagnation risque souvent de se transformer en régression. (On t’aura prévenu… Mais ce ne sera que bien fait pour toi et tes choix de pauvre!)

Au niveau d’une communauté politique et économique, un tel choix n’est pas acceptable. (Ah bon?) Il y a toujours une partie de la population, généralement la plus modeste, qui veut voir son niveau de vie augmenter, (Salaud de moitié-pauvres qui nous forcent à croître) en termes financiers s’entend; la recherche de la «qualité de vie» est une préoccupation qui ne s’acquiert qu’à partir d’un certain niveau de revenu. (Salaud de moitié-riches qui ne veulent pas que les moitié-pauvres puissent se préoccuper de leur propre qualité de vie. Egoistes!) Il faut aussi et surtout tenir compte du fait que la population elle-même augmente – du moins dans une société saine –  et que cela entraîne une augmentation des besoins économiques globaux (logement, alimentation, places de travail, etc.), ainsi que des besoins financiers de l’Etat (pour les infrastructures, les transports, les écoles, mais aussi pour les aides sociales). (Il faut croitre parce qu’on croit parce que je dit que c’est sain. Croître est donc sain. CQFD!!! C’est la magie de Noel! (Bis))

Sans croissance, aucune société ne peut survivre (Sans croisssance, on va tous mourir!)

Enfin, il ne faut pas négliger que la croissance économique, mesurée sur le produit intérieur brut, ne s’oppose pas aux autres indicateurs envisagés pour observer l’évolution de la société; au contraire, elle les accompagne.(Le Produit Intérieur Doux, l’Indice de Bonheur, c’est très bien, d’ailleur, le PIB, c’est très gentil aussi.) L’exemple de certains pays européens en panne de croissance (La croissance est une machine au-to-ma-tique, si on fait les « bonnes » choses, automatiquement, ça marche. Sinon, pouf, c’est la panne ) montre qu’une telle situation est vécue péniblement par la population. (L’exposition médiatiques continue à des messages du type, laissez moi réfléchir….hum… « Sans croissance, aucune société ne peut survivre », n’est en rien responsable du ressenti de ces populations…Non…) / (Il faut croitre parce que les gens, comme on leur suggère de le ressentir, trouvent désagréable de ne pas croître.)  Au contraire, la Suisse, avec une croissance avoisinant les 2%, crée des emplois et attire des travailleurs étrangers, non sans que cela entraîne, il est vrai, une pression grandissante sur les infrastructures de transport et de logement (Salaud d’étrangers. Concession à droite.): la critique de la croissance est un luxe réservé aux pays prospères! (Salaud de moitié-riches égoistes!)

Il n’est donc pas question de tout sacrifier sur l’autel de la croissance: celle-ci à elle seule ne suffit pas au bien-être d’une société (Finissons par une concession aux opposants… La même qu’au début, ça coute pas plus cher!); mais sans elle, aucune société ne peut survivre. (Même énormité qu’au début, toujours pas démontrée par le texte… ) Cela ne signifie pas non plus qu’il faille viser une croissance démesurée (« Oulalah, attention à la démesure, c’est très mal la démesure, il faut savoir raison garder. » Concession aux opposants.) : un tel phénomène, la plupart du temps, ne dure pas et se termine de manière douloureuse, comme on l’a aussi vu dans certains pays européens. Une croissance modérée mais régulière et durable peut suffire, d’autant qu’elle permet sans doute de mieux maîtriser ses effets secondaires. (Vous voyez, on sait bien que la croissance pose des petits soucis mais on gère, restons raisonnables.) L’important est de ne pas relâcher l’effort, car la stagnation ou le recul sont, à l’échelle d’un pays, des tendances très difficiles à inverser. (Cris d’effroi de l’assistance.)

Ces propos peuvent paraître élémentaires (« Si tu n’est pas d’accord, c’est que tu es bête. »… Intéressant quand on a lu…qu’il n’y avait rien à lire…); il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique (TRREEEMMMBLEZZ!): les intérêts en présence doivent alors être soigneusement pesés, sachant qu’il est plus facile de trouver des solutions pour maîtriser une croissance rapide (On ne sait jamais, des fois que sur un malentendu on puisse fouguer du 4-5-6-7-8%… La Chine a fait 10%, elle!) , que de tenter de relancer la machine économique (Encore elle!) lorsqu’elle s’enlise (Oui, la machine est automatique, si elle a un problème c’est un enlisement, une question de conditions de mise en oeuvre…). La réalité se charge d’imposer des limites à la croissance, il ne faut pas y ajouter des limites artificielles. (Liberalisons et pis c’est tout.)

(Service d’information du Centre Patronal, n° 3005, 16 septembre 2014)

Une économie qui croitrait de 5% par an doublerait tous les 32 ans. Avec elle, tous les besoins énergétiques et tous les rejets, notamment de chaleur et de gaz. En 64 ans, cela double le double et ainsi de suite. C’est la définition d’une exponentielle. Une exponentielle maintenue termine à l’infini. C’est impossible sur une planète finie. Donc il faut, au minimum stagner, voire décroitre si on prévoit, soit que la quantité d’énergie disponible va diminuer, soit qu’on ne veut pas cuire sur place.

Pour reprendre le paragraphe ci dessus :

Ces propos peuvent paraître élémentaires ; il importe pourtant qu’ils le soient aux yeux d’un maximum de citoyens, non seulement pour contrer quelques voix prônant la croissance zéro, voire la décroissance, mais d’une manière plus générale pour guider certains choix politiques susceptibles de menacer l’évolution de l’économie helvétique.

Pour rappel, l’évolution des consommations énergétiques mondiales au cours des dizaines d’années précédentes. Si ça n’a pas des allure d’exponentielle, dites-le moi…

Ce qui donne, en consommation énergétiqe, en millions de tonnes d’équivalent pétrole.

Sources :Manicore

La seule raison qui pousse les gens qui ont des sous à vouloir de la croissance c’est que celle-ci est garante d’une paix sociale. Les riches gagnent toujours plus de sous que les pauvres, qui en gagnent quand même un peu. Cet écart est supportable si les pauvres continuent, petitement à gagner un peu plus de sous qu’avant (croissance.). En revanche, s’il devait y avoir récession, l’écart paraitrait beaucoup moins supportable aux masses populaires, qui souffriraient, par ailleurs beaucoup plus. Les riches veulent de la croissance pour s’enrichir encore et sauver leur fesses.

Moi aussi je peux être simpliste.

Sans pour autant mentir ou dire du vent.

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Images du monde

Dépaysement garanti…

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Jacques Fresco et le Venus project : Le monde moins les humains ?

Je viens de finir de voir ce documentaire…

Je ne vais pas trop toucher à la forme bien que l’utilisation quasi continue d’images de stock plus ou moins découplées du propos m’ait un peu gêné.

Je suis d’accord avec les constats qui y sont faits. Ces constats sont sensiblement toujours les mêmes chez les alternatifs (de droite comme de gauche…) : Inadéquation entre les politiques publiques et les enjeux environnementaux et sociaux, inégalités et mal-répartitions des biens, souci avec le système bancaire qui s’est arrogé le droit de frapper notre monnaie, obsolescence programmée, etc…. Avec ce qui me parait une originalité, l’idée que tout cela est lié à la pénurie.

Il faut donc changer. Soit.

En revanche, j’ai un souci sur les solutions. (Oui, c’est toujours là que les avis divergent…). J’aime bien l’idée d’une société basée sur l’abondance… Mais de quelle abondance s’agit-il ? Telle qu’elle nous est décrite dans cette vision, d’un abondance de biens et de technologies. Est-ce vraiment nouveau ? Je ne pense pas…

Il y aurait donc des lieux où l’ont pourrait se servir à l’envie. Le système productif devrait selon Fresco être reproportionné, agrandit. Il faudrait passer à une automatisation complète de la production (et des tâches bêtifiantes si j’ai bien compris) pour y arriver. Remplacement maximum des humains par des machines. Sur cette même ligne, il est proposé de ne pas rénover les villes mais de construire tout de neuf…

Est-ce vraiment la solution envisagée à la surconsommation et à l’épuisement des ressources non seulement pétrolières mais aussi, et surtout, minières ? Le rêve du MEDEF moins l’argent ? D’ailleurs, la solution proposée d’avoir des « senseurs » qui donnent des données sur les flux et les réserves existe déjà… On l’appelle Big Data…

Le plus étonnant, c’est que ce « plus de la même chose » s’appuie sur une citation attribuée à Einstein : « Nous ne pouvons résoudre des problèmes en utilisant les mêmes modes de pensées que ceux qui les ont engendrés. » (19e minutes.)… Un comble…

Jacques Fresco a également une phrase très importante, qui passe presque inaperçue (28’50) : « ça ne marcherait pas dans la culture actuelle. » Cette phrase est terrible car elle nous dit que ce système pour les humains a été pensé à partir d’être humains qui n’existent pas… (Je ne serait pas étonné que Fresco soit architecte ou ingénieur à la base mais pas sociologue…Oups, bingo…) Ce qui semble cruellement lucide : Centré sur l’idée (pas forcément vraie) que les pauvres veulent accéder à ce que les riches ont, il oblitère l’idée qu’une part du problème vient du fait que les riches ne lâcheront pas leur richesse si facilement… Quand bien même on ne leur prendrait pas mais qu’on se « contenterait » d’abolir l’argent. On aime l’égalité mais on adore les privilèges… Par exemple, les données du Big Data sont entre les mains d’un petit nombre, ne seraient-ce que parce que leur analyse et utilisation demandent des moyens faramineux…

Alors la phrase finale disant qu’il faudrait 10 ans pour changer la surface de la Terre résonne un peu différemment… 10 ans pour la surface de la Terre, c’est splendide… Mais combien de temps pour changer le fond des êtres humains ? Et d’ici là, que fait-on?

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Poison Ivy

Le massacre de Ludlow  fut une attaque de la Garde Nationale du Colorado et et des gardes privés de la Colorado Fuel and Iron Company contre un camp de 1200 mineurs grévistes, le 20 avril 1914.  Il y eu entre 19 et 26 morts, femmes, homme mais majoritairement des enfants . En guise de réponse, les mineurs s’armèrent et attaquèrent des dizaines de mines, détruisant les biens et multipliant les échauffourées avec la Colorado National Guard. Ce qu’on appellerait, de nos jour, le conflit social fit entre 69 et 199 morts. (C’est quoi une guerre civile alors?)

Ivy Lee, un des pères de la propagande moderne, créateur d’une entreprise concurrençant  directement Bernays, pour ceux et celles qui ont vu la conférence, fut embauché par John D. Rockefeller Jr , qui dirigeait la mine pour blanchir l’image de la famille Rockefeller, substantiellement ternie…

Ivy Lee fut surnommé « Poison Ivy » après qu’il eu fait circuler des communiqués de presse indiquant que les morts initiaux avaient été provoquées par des poêles mal réglés… Et que donc l’introduction du meurtre dans le conflit venait des mineurs.

Néanmoins, un siècle plus tard, plus personne ne parle du massacre de Ludlow et John D. Rockefeller Jr est considéré comme un financier philantrope (Il a été notamment décoré Grand-Croix de la légion d’honneur après avoir fait restauré les chateaux de Versaille, Fontainebleau et la Cathédrale de Reims.)

Quant à « Poison Ivy », en 1966, ce fut le nom donné à une super méchante ennemie de Batman. Ses pouvoirs étant entre autres de prendre le pas sur les esprits avec des phéromones et d’empoisonner d’un baiser… Troublant…

 

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Terra Eco.No.

Au détour d’un fil d’actualité, un titre « Le mensuel « Terra eco » , « dans une passe difficile », cherche des fonds. »

Sensible à la presse « alternative » et n’écoutant que mon côté écolo bobo désengagé et bienpensant (Si, si, hélas, il existe.), je clique.

Et là, j’en apprend de bien bonnes!

Par exemple qu’il y a 15 000 abonnés pour un chiffre d’affaire de…1,6 million d’euros!

L’abonnement doit être cher. ça doit être ça…

55€. Pour 10 numéros. Effectivement, c’est cher.

Et surtout, ça ne couvre que la moitié du chiffre d’affaire.

L’autre moitié sont donc des prostitutions, pardon, des parutions publicitaires!

A 5,50 le numéro, le coût réel de celui-ci est plutôt de 11 euros. Le reste du prix étant couvert par votre temps de cerveau disponible entre un reportage sur les mines d’or équitable et le sauvetage du monde par Bill Gates (Authentique… les titres de Une de Terra Eco, on dirait un peu le Gorafi, non?. Ci-dessous, la une du numéro 17. Terra Eco n’a pas peur  des incohérences… « Comment les marques vous manipulent ». Grâce à Terra Eco?)Terra...

L’article nous sensibilise à « la difficulté de faire venir des investisseurs à la table d’un média » à l’heure actuelle. Terra Eco cherche donc des gens riches et puissants pour se faire protéger… Mais le tableau est de plus en plus reluisant dites moi…

Heureusement, à l’heure du crowfunding, du financement participatif et de la responsabilisation (Reconnaissons que Terra Eco tourne sans subvention. Ce qui, peut-être l’oblige à faire ce qu’elle fait. (Je suis compréhensif, en fait.), inutile de songer à réduire le nombre de pages, à réduire la quantité de couleur, bref à réduire la voilure. Non, ça ça ne serait pas changer le monde… On a 21 salariés quand même…

Par contre, on peut faire appel à l’humain dans ce qu’il a de meilleur (son argent?) afin qu’il « entre avec nous dans l’Histoire » (Carrément? Sans dec??? Sa modestie honore cette publication.) : « Le journal, qui aurait déjà recueilli 92 500 euros, espère en collecter au total 500 000 » (Ce qui représente moins que la subvention que Closer a touché l’an dernier,notons…)

« Terra eco a « besoin de temps » pour tenter de mener à bien, d’ici à 2015, un projet et aller chercher de nouveaux abonnés (2 000 suffiraient pour atteindre la rentabilité) »

Désolé, je suis trop occupé à changé ma vie et  à militer pour prendre le temps de croire changer le monde en lisant Terra Eco. Et, surtout, j’ai déjà à peine le temps de lire la Décroissance, Passerelle Eco et la Revue S!lence. Ces 3 revues, elles aussi indépendantes, probablement bien plus denses et certainement moins démobilisatrices… et qui n’osent probablement même pas rêver de sommes à 6 chiffres quand elles parlent de campagne de soutien.

Je me sens scandalisé mais je ne devrais pas. En fait, ce qui m’étonne c’est qu’encore aucun multi-millionaire de son vert habit de lumière  ne soit venu sauver Terra Eco…

 

 

 

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Le plus grand cirque de l’étrange du Monde est désormais accessible! Vous ne devinerez jamais où… (et les 3 choses à savoir à son sujet, ou pas.)

Il y a eu la femme à barbe, l’homme le plus gros du monde, le plus petit aussi, l’étrange fakir des Indes mystérieuses, la charmeuse de serpent, la femme à 2 têtes, aujourd’hui, il y a Buzzfeed et ses avatars.

Pour les personnes qui ne connaitraient pas, il s’agit de sites qui jouent leur part d’audience sur le fait que leur contenu va devenir viral, créer le buzz, c’est à dire, pour les gens au parlé ordinaire, se répandre avec la rumeur, numérique de nos jours. La plupart du temps, tout se joue dans les titres racoleurs des articles. Avec les mêmes ressorts que les cirques de l’étrange d’antan. Ils jouent sur la curiosité, la simplification, le superlatif et bien sûr les émotions.

Comment faire plus simplistes et angoissant que  » les 3 choses que vous regretterez de ne pas avoir fait quand vous serez vieux »? (1-Adopter un l’animal disparu dans votre salon tel un panda 2-Avoir pris des cours d’autodéfense intellectuelle avec Phloem 3-Avoir éteint internet plus tôt?)

Comment faire plus intriguant et attendrissant qu’en disant « Il dit bonjour à sa fille, vous ne devinerez jamais la suite… » ? (Elle lui dit bonjour aussi?)

Comment faire plus superlatif (et tarte) que « Cette homme a la plus belle écriture du monde« ? (Euh… C’est une pub pour un stylo…)

Il est étonnant de constater que, bien que les outils soient numériques, le fond est quand même très semblable. Avec pourtant cette illusion d’actualité et d’accès à des informations que nous n’aurions pas eu avant. Comme si avant Internet, on ne découvrait rien… Et on y retrouve les mêmes émerveillement et stupéfaction. Encore et encore alors que c’est toujours les même ressorts voires les mêmes choses à peine déclinées ( « Le saut en parachute/en tyrolienne/en combinaison volante/à la perche le plus haut du monde. » Des gens qui dépassent leurs limites personnelles, qui tombent et…quoi… je dois être inspiré ou juste satisfait au niveau de ma curiosité?)

Quand j’y pense un peu plus en détail, les émissions dites de « télé-réalité » type « Montrez nous votre talent. » jouent aussi là dessus. (En confondant d’ailleurs souvent talent et travail, pour des raisons que je vous laisse trouver… )  Avec par ici une petite dose d’abjecte en supplément avec un jury qui évalue et peut décider en directe de la valeur du talent, avec option humiliation publique…Ou, par là, une petite dose moralisatrice  du type « Aha! Tu croyais que la grosse moche allait mal chanter mais non! Elle fait de l’opéra! »

Au moins, dans les cirques de l’étrange, les monstres conquéraient de la dignité.

Et il ne passait qu’une fois par an…

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Manifeste de la Compagnie du Pas Sage à l’Acte.

Nous sommes la compagnie du Pas Sage à l’Acte.

Une compagnie qui veut accompagner, de la prise de conscience à la réalisation, du premier pas qui coûte à l’action engagée. Nous sommes une compagnie de transition, dans le sens donné par Rob Hopkins à ce mot. Une transition culturelle active, de la monoculture à la permaculture.

Nous sommes aussi la compagnie de celui qui n’est pas sage, celui qui dérange par son embarrassante parole. Le Pas Sage qui n’aura pas le silence poli, ni la pensée à angles ronds. Nous nommons ce que nous voyons et vivons avec l’œil et l’exigence de l’Enfant. Nous sommes Fou du Roi, Mât, Guignol.

Nous faisons du théâtre, de l’éducation populaire, nous sommes un incubateur de mauvaises graines, de celles qui résistent aux herbicides mais nourrissent ceux qui savent en faire usage.

Il ne s’agit pas seulement d’apporter sa pierre à l’édifice mais de le faire en allant se servir dans les pierres des précédents, qu’il faudra peut-être démonter, re­-sculpter ou juste garder en l’état.

Nous aurions pu nous appeler la compagnie d’immobilisation générale, en souvenir de « l’an 01 » qui demandait qu’on arrête tout et qu’on réfléchisse.

Mais nous sommes la compagnie du Pas Sage à l’Acte.

Nous réfléchissons et nous agissons.

Pas à pas.

 

 

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Les media et les pauvres d’ailleurs.

Je vous invite à lire cet article de Robert Bourgoing, photographe de son état, journaliste. L’article lui a été inspiré par une étrange rencontre à Bhopal, un mois après la catastrophe de fin 1984 et après que les stigmates immédiats de celle-ci aient disparu.

On y prendra le temps de lire une réflexion intéressante sur la non-capacité de refuser d’ouvrir son intimité au reste du monde en l’absence d’éducation, des propositions pour cette éducation mais, pour commencer, sur la réjouissante manipulation  par les pauvres -qui ont compris le truc- des media complices.

http://www.bourgoing.com/2011/07/limage-du-tiers-monde/

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Le prochain mot que vous allez entendre trop souvent.

Je le sens débouler très fort. Voilà 2 fois que je l’entends en 3 jours. La première fois dans la bouche du candidat EELV-PG à Grenoble. La 2e dans celle d’un intervenant Médecins du Monde dans un squat. Ce mot c’est « co-constrution. »

Voilà pourquoi vous allez l’entendre trop et pourquoi il va donc se vider de son sens.

La « co-construction » est le nom donné au niveau de participation démocratique le plus élevé. Il s’agit de réfléchir, explorer et décider ensemble sur un pied d’égalité. Nous allons l’entendre beaucoup car c’est très « sexy » : Quoi de mieux, dans ce qui se dit une démocratie, que de se réclamer de ce qu’il y a de plus démocratique comme démarche de gouvernance?

Seulement voilà, si je peux croire le gars de Médecin du Monde, j’aurai beaucoup plus de mal à croire la moindre personnalité élue. Car la co-construction demande du temps, des techniques et un état d’esprit. Je peux constater que cela peut être accessible aujourd’hui dans certains milieux dont des squats car cela fait un bout de temps qu’on s’y pose collectivement les questions relatives à l’autogestion ( Logiquement c’est de cela qu’il s’agit lorsqu’on parle de co-construction), qu’on y vit, expérimente, affine et diffuse des outils (sans les considérer comme miraculeux.).

Mais j’ai du mal à imaginer que :

-des élu-e-s rendent TOUT le pouvoir qu’il-le-s ont demandé. Je serai néanmoins très admiratif des personnes qui le feront.

-les administrées deviennent soudainement disponibles et soucieux-ses de s’impliquer pleinement d’un bout à l’autre d’un processus décisionnel.  La  co-construction repose quand même là dessus…

-tout ce joli monde (C’est à dire tout le monde) passe par la case formation/temps d’expérimentation. Parce que la connaissance des outils (juste savoir que ça existe!) est la base pour leur utilisation.(!)

Je précise que je suis pour la co-construction et qu’elle me parait souvent souhaitable. Et ce qui va arriver à ce mot me parait alors d’autant plus tragique.

Car il me semble irréalisable d’atteindre cela à grande échelle sans passer par des étapes intermédiaires. Les personnes qui vont utiliser ce mot vont donc, volontairement ou en toute bonne foi aveuglée, s’en servir pour désigner un niveau de participation bien inférieur dans les faits, comme la « Consultation » ne désigne souvent que « Information ». Et c’est encore une belle idée qui aura perdu son nom.

Comment alors ferons-nous pour co-construire puisque nous ne pourront plus dire que nous le faisons? Parler d’ autogestion? Pourquoi pas… Il sera peut-être plus difficile à récupérer celui-là. Quoique…

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