Début de traduction du texte néo-colonialiste…euh…socialiste.

Bon, mon petit exercice de traduction de langue de bois ne vous a, pour l’instant guère inspiré.

Pour vous aider à démarrer, je vais vous proposer la traduction des premiers paragraphe. Vous allez, voir, Pierre Moscovici, c’est délicieux…

Plutôt que de faire dans la droite sociale , ou droite masquée, il aurait mieux fait d’écouter son Papa, Serge Moscovici, qui a contribué à créer Les Verts, en 1968, du temps où l’écologie et la décroissance étaient la même chose. (On appréciera de voir que la biographie francophone de Serge Moscovici sur Wikipedia est expurgée de ce détail…)

Vous vous souvenez, Mitterrand a imposé certaines des pires destructions d’acquis. Et ben, Hollande s’apprête à faire pareil.

La mondialisation solidaire au service de la croissance

L’exploitation des pays pauvres au service du maintien des inégalités dans les pays riches.

Les entreprises françaises évoluent dans un environnement économique marqué par une très grande incertitude, où chaque pôle de l’économie mondiale doit réviser son modèle de développement. Alors que la crise financière menace toujours, l’Europe mais aussi les Etats-Unis et le Japon doivent créer les conditions d’un retour durable à la croissance.

On ne sait pas trop ce que vont devenir les entreprises françaises en ce moment où l’économie doit trouver un moyen de rester dans le capitalisme. Alors que l’ancien modèle fonctionne comme à son habitude c’est-à-dire mal, les pays du Nord doivent trouver de nouveaux moyens de maintenir les inégalités  tout en faisant que le peuple ne se les remettent pas trop en question.

Les grands pays émergents cherchent à rééquilibrer leur modèle de développement et à mieux assumer les responsabilités politiques, sociales et environnementales. L’Afrique a trouvé la voie d’une croissance forte. Tous doivent rechercher la voie d’une économie moins gourmande en ressources non renouvelables pour lutter contre le réchauffement climatique.

Mais les pauvres veulent de l’argent et veulent, en plus, gérer eux-mêmes leurs affaires. Il serait bien qu’ils suivent l’exemple de l’Afrique qui a trouvé le moyen d’endormir le peuple dans l’inégalité. D’autant qu’il être impossible d’utiliser du pétrole, parce que sinon, on n’est tous cuits.

La bataille pour la croissance ne se gagnera pas dans les limites de nos frontières. Pour retrouver toute sa place et rester maître de son avenir, notre pays a engagé le redressement de son économie et de ses comptes publics. Nous devons dans le même temps renforcer notre intégration internationale au bénéfice de nos entreprises et de l’emploi. Il faut pousser plus loin l’avantage de la France dans la mondialisation, sans crainte ni naïveté.

En France, nous n’arriverons pas à maintenir nos inégalités entre riches et pauvres si nous n’élargissons pas notre sphère d’influence. Afin de l’élargir et d’éviter de se faire racheter par les Chinois ou les Quatari, la France doit produire plus et dépenser moins dans ses services publics. Il faut également que nous nous rapprochions d’autres pays dans l’espoir que cela fasse tourner nos entreprises et donnent du travail aux pauvres. Il faut que nous profitions de notre expérience dans la colonisation, [Note : C’est la suite du texte, bien plus loin, qui permet de déduire ce mot] sans peur mais en sachant que ne seront pas forcément les bienvenus.

A l’heure où le gouvernement a choisi de renforcer notre diplomatie économique, les ministères économiques que nous dirigeons entendent contribuer à un effort collectif au service des entreprises et de l’emploi, à la promotion d’un cadre économique et financier régulé et à la construction d’une mondialisation plus juste.

Maintenant que nous sommes donnés les moyens de faire du lobbying économique, nos ministères vont faire ce qu’il faut pour vous persuader d’accepter des réformes en faveur du privé, réformes telles qu’elles seront bien acceptées par le monde économique et qu’elles nous permettront de passer pour des humanistes.

Vous traduisez la suite?

Et, au passage, je vous reposte, une vidéo de 5 minutes, qui, je trouve, va très bien avec ce texte. Elle a été tournée sous un gouvernement de droite. Et s’applique pourtant encore tout à fait bien. Déduisez ce qu’il y en a à conclure sur le parti socialiste… Par ailleurs, on notera que cette vidéo a été fait en présence de Manuel Valls. Ce qui démontre, dans les grandes largeurs, la trahison et l’hypocrisie dont font état nos « nouveaux » dirigeants. (Nouveau parce que les riches ont juste changé les mecs qui vont au casse pipe. Les anciens étaient tout usés…). On peut être à la même table que Cynthia Fleury, et faire de l’expulsion de Roms à fond les ballons. Ah…mais… ce ne sont plus des expulsions parce qu’ils sont étrangers, ce sont des mesures d’éloignement parce qu’ils sont sales. ça n’a rien à voir… Et la mondialisation solidaire alors? Accueillir ceux qui en ont besoin, ça n’en fait pas partie? Non, évidemment…

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