Comment la diplomatie américaine veut imposer les OGM.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient voir à quoi ressemble un campagne de relations publiques à l’échelle du Monde, vous pouvez lire cet article. Il est a noter que dans cette campagne de fabrication du consentement, vous ne verrez sans doute aucune affiche, aucun spot télévisé, aucun papier dans vos boîtes aux lettres. En fait, vous pourriez ne jamais rien en savoir… Et vous savez le meilleurs? Ce n’est pas le fait d’entreprise, non, mais du gouvernement US!

En 2008, pour empêcher la Pologne d’interdire les OGM dans l’alimentation du bétail, le département d’Etat avait également invité une délégation du ministère polonais de l’agriculture à rencontrer des experts, notamment du département de l’agriculture américain. Entre 2005 et 2009, 28 voyages ont été organisés de la sorte aux Etats-Unis, avec des délégations de 17 pays.

 

Voyages, conférences, évènements divers et variés pour viser les leaders d’opinions, journalistes, scientifiques, mais aussi pression directes pour contrer des lois auprès des décideurs.

Selon le rapport de Food and Water Watch, 70 % des câbles [diplomatiques ]échangés avaient à trait aux lois et régulations des pays étrangers quant à l’agrochimie et 38 % portaient sur des pays membres de l’Union européenne, parmi les plus hostiles. Dans un câble de 2009, l’ambassade américaine en Espagne demande ainsi « une intervention du gouvernement américain de haut niveau », à la « demande urgente » de Monsanto, pour lutter contre les opposants espagnols aux cultures OGM. L’ambassade de France a, elle, proposé de tenir une conférence sur le thème « comment les biotechnologies peuvent répondre aux pénuries dans les pays en développement » pour contrer l’image négative dont pâtissent les OGM dans l’Hexagone.

Quant aux résultats immédiats, vous ne les verrez pas non plus car ils auront lieu dans les officines gouvernementales.

En 2005, l’ambassade d’Afrique du Sud informait ainsi Monsanto et Pioneer de deux postes vacants au sein de l’agence gouvernementale de régulation des biotechnologies, leur suggérant de proposer des « candidats qualifiés ».

Lire l’article en entier ici.

Lire la source (anglophone) de l’article.

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